MADELEINE,
L’AMOUR SECRET D’APPOLINAIRE

SERRE / PAGÈS / APPOLINAIRE / JACQUEMONT

Assis l’un près de l’autre au fond de la barque, les mains unies, nous avancions en plein mystère et mon poète penché à mon oreille murmurait ou chantait des vers plus lumineux pour moi et plus troublants que toutes les phosphorescences. Mais il fallait rentrer si nous voulions avoir le dernier tram de Lamur. Des poignées de main et un verre d’anisette au vieux pêcheur qui ne voulait rien accepter pour sa peine, la course vers le tram, le retour avec toute cette magie sur la mer qui nous accompagne encore un bout de temps, puis la nuit et le silence…
et enfin les lumières de la ville viennent vers nous.
Madeleine. La permission à Oran.

Durée : 1h15

Le 2 janvier 1915, Guillaume Apollinaire prend le train en gare de Nice après une permission de 48 heures qu’il a passé en compagnie de Lou. Dans son compartiment, il rencontre une jeune femme, Madeleine Pagès, qui doit embarquer à Marseille. Les deux voyageurs se plaisent, parlent poésie, échangent leurs adresses.
Trois mois plus tard, Apollinaire envoie du front de Champagne sa première carte postale à Mademoiselle Pagès. Très vite, leurs lettres prennent un tour badin puis fort tendre. Après les aveux, se développe une relation épistolaire d’une liberté inouïe, fondée sur le mythe du coup de foudre et de l’amour idéal. Comblant toutes les distances, unissant la grave dignité du combattant à la sensualité lyrique de l’amoureux, les lettres d’Apollinaire défendent sans trêve la poésie, la beauté et la vie. La Grande Guerre a poussé le poète dans ses derniers retranchements. Mais il a défendu la vie, la création et l’amour jusqu’à son dernier souffle. Madeleine avait sans doute quelque chose du fantôme des nuées. Elle n’en a pas moins permis au poète de vivre, d’écrire, d’être heureux «malgré la tristesse de la craie et la brutalité incessante des coups de canons». Telle la lettre volée, le secret de leur correspondance réside peut-être dans la simple beauté de ce vers de «Cote 146» :
Madeleine ce qui n’est pas à l’amour est autant de perdu.

Laurence Campa
Extrait Préface des Lettres à Madeleine, Ed. Gallimard, 2005
« Collection Folio » 1915

Représentations

  • 29 Novembre 2017 Espace Robert-Doisneau – Meudon (92)
  • 13 Février 2018 Carré belle feuille – Boulogne-Billancourt (92)
  • 06 Mars 2018 Scène les trois ponts – Castelnaudary (11)
  • 13 Mars 2018 Théâtre de chartres – Chartres (28)
  • 21 Mars 2018 L’athénée – Rueil-Malmaison (92)

Téléchargements

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Dossier de présentation
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Dossier de diffusion

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ou par téléphone au +33(0)1 42 36 36 20

Résumé

1915, Guillaume Apollinaire prend le train en gare de Nice. Il rencontre une jeune femme, Madeleine Pagès. Les deux voyageurs se plaisent, parlent poésie, échangent leurs adresses.
Si la correspondance de Guillaume Apollinaire à Lou est universellement connue, celles de Madeleine et ses récits plus secrets sont d’une sensibilité exceptionnelle. Aux fantasmes flamboyants de Guillaume, Madeleine a apporté une réponse féminine subtile et ardente. Sa personnalité et la finesse de son écriture expliquent aussi son rôle de muse et la richesse de ce dialogue avec le poète. Une relation épistolaire d’une liberté inouïe, fondée sur le mythe du coup de foudre et de l’amour idéal se développe.

La presse en parle

Distribution

Texte : Guillaume Apollinaire, Madeleine Pagès
Adaptation : Pierre Jacquemont
Comédien(s) :
Alexandrine Serre,
Pierre Jacquemont.

Les Déchargeurs / Le Pôle Diffusion

Jean-Pierre Pagès et Laurence Campa.
Mise en voix créée le 8 mars 2016 dans le Cadre du Printemps des poètes aux 3 Pierrots (Saint Cloud)
Le spectacle est labellisé par la mission du centenaire de la Première guerre mondiale 1914-2014

 

 

 

Avec le soutien de :

Diffusion

Equipe :

2 interprètes

Voyages / Hébergement / Repas :
2 chambres / base single / petit-déjeuner ;
2 voyages transport SNCF, départ Pris / 2nde Classe ;
2 personnes / base 2 repas/jour

Observations techniques :

arrivée des interprètes à J – (à moins de 300 km de Paris).

Plateau:
ouverture souhaitée: 4m ;
profondeur souhaitée: 4m
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